Documents d’exécution

Documents d'exécution

Lorsque vous serez d’accord sur l’avant-projet, votre architecte dressera les plans d’autorisation de bâtir, plans qui serviront, parfois modifiés, de plans d’exécution.

Il rédigera aussi le cahier des charges et, si besoin, dressera les plans de détails nécessaires. Ces documents se complètent et se précisent l’un l’autre.

Ces documents sont importants. Ils doivent être précis car ils serviront de base pour l’exécution. Mais bien entendu, comme ils sont essentiellement techniques, leur teneur vous échappera sans doute pour beaucoup.

À partir de ces documents, l’architecte demandera leur prix à divers entrepreneurs ou corps de métiers. Il collationnera les divers prix et vous conseillera. Bien entendu, inutile de le dire, il faudra que tout cela rentre dans votre budget. De toute manière, il lui incombe de faire l’analyse financière, de vérifier que rien n’a été sous ou surévalué.

Bref, vous voilà d’accord.

Alors commencent les rapports avec le ou les entrepreneurs, contrats d’entreprise, contrôle du chantier et de ses « péripéties », décompte, réception.

 

 

La mission de votre architecte continue, et j’en parle plus loin, car au dialogue s’ajoute une troisième personne, l’entrepreneur, voire plusieurs autres personnes. C’est à partir d’ici que votre architecte jouera le rôle de chef d’orchestre.

 

Tout le monde a en mémoire l’histoire de Jeanne Calment, qui avait vendu sa maison, en viager, à son notaire.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette histoire : Maître Raffray était un notaire qui fit une bien mauvaise affaire : il signa avec l’une de ses clientes, une dame d’Arles alors âgée de 90 ans, un viager. Il ne se doutait pas que sa cliente, Jeanne Calment deviendrait la doyenne de l’humanité à plus de 122 ans et décèderait quelques années après lui.

Cette « bonne affaire » aura coûté à Maître Raffray et à sa famille le double de la valeur de la maison. Même si le notaire en a eu la jouissance dès que Madame Calment est partie en maison de retraite, il devait toujours lui en payer la rente. Cette dame était née le 21 février 1875 sous la présidence de Mac-Mahon et mourut à 122 ans, 5 mois et 11 jours.

Ce n’est pour autant pas une raison valable pour exclure la vente en viager. Il faut bien considérer que cette histoire est unique en son genre. Ce notaire a certainement réalisé, dans sa carrière, d’autres affaires plus intéressantes ; enfin, j’espère pour lui, sinon il n’aura vraiment pas eu de chance dans sa vie.

Mon assistante m’a raconté un autre cas : une vente en viager vient d’être enregistrée chez le notaire.

Tout est en ordre : l’acte est signé et le bouquet est payé. Le vendeur et l’acheteur sortent de l’étude et, soudain, le vendeur fait un malaise. L’ambulance arrive d’urgence, embarque le souffrant tout en lui prodiguant les soins nécessaires. Verdict : crise cardiaque foudroyante… l’acquéreur n’a jamais payé le moindre euro de loyer. Comme quoi…. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

La loi stipule toutefois que si le vendeur décède, à la suite d’une maladie, dans les vingt jours qui suivent l’acte, la vente est purement et simplement annulée.

Pourquoi acheter en viager ?

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