La remise de prix

La remise de prix

Votre architecte va demander à plusieurs entrepreneurs de soumissionner, c’est-à-dire, de vous remettre prix sur base des plans et du cahier des charges.

Ne vous contentez pas d’un seul prix, d’une seule offre. Vous êtes toujours au stade du choix, profitez-en.

Trois offres de prix me semblent vraiment le minimum pour un choix valable, à moins que vous ne connaissiez parfaitement bien l’entrepreneur ou le promoteur et que vous ayez décidé de ne faire confiance qu’à celui-là. Aucun problème dans ce cas, car la confiance est un maître mot dans le domaine de l’immobilier.

Une fois le contrat d’entreprise signé, ces documents, y compris le métré, ne pourront plus être contestés. Les quantités sont celles calculées et acceptées. Elles font partie du forfait de l’entreprise.

Sauf modification en cours de chantier demandée par le maître de l’ouvrage, il ne peut y être dérogé, mais si modifications il y a, vous saurez, au moins, sur quelles bases de prix unitaire le décompte pourra se faire.

Toutefois, l’entrepreneur, pas plus que l’architecte, ne peut avant l’entame des travaux avoir fait une analyse tout à fait exhaustive du bâtiment dans son état actuel. Par définition tout ce qui est caché n’a pas pu être vérifié : fondations, état des égouts enterrés, etc. Donc des surprises sont toujours possibles, c’est une des lois incontournables de la rénovation. Il faut en tenir compte, s’efforcer de les minimiser – des sondages et investigations préalables sont toujours possibles –, mais également les accepter lorsqu’elles se présentent.

Il arrive parfois que certains entrepreneurs, sachant qu’il n’y a pas d’architecte ou de conseil technique, remettent un prix très compétitif, apparemment bien étudié et complet, mais qui s’avère à l’exécution sujet à quelques déboires plus ou moins importants.

Exemple concret :

Monsieur X achète une maison dans laquelle il fait exécuter une nouvelle installation de chauffage et rénover entièrement l’installation de plomberie.

Alors que tout est fini, et presque tout payé, on s’aperçoit que l’installation de chauffage, en cuivre, est sous-dimensionnée, les tuyaux sont soudés sans utilisation des raccords standards, ce qui provoque cliquetis et coups de bélier.

Les chutes d’eau ménagères sont raccordées sur les chutes de WC, ainsi c’est le trop-plein de la baignoire et l’évacuation de la machine à laver qui servent de ventilation aux deux WC, permettant ainsi aux bonnes odeurs d’égout de se répandre dans la maison, etc.

En l’état, il faudrait revoir entièrement ces installations, sans budget, et dans une maison habitée !