Le gros œuvre. Les égouts

Le gros œuvre. Les égouts

Les égouts, qu’ils soient visibles, en cave, ou enterrés au pourtour de la maison, sont quelquefois sujets à bien des mécomptes, particulièrement lorsqu’un immeuble est resté quelque temps inoccupé.

Les investigations sont d’autant plus difficiles que dans les maisons anciennes – mais souvent, aussi, dans les nouvelles – les regards et chambres de visite sont très peu nombreux, voire tout à fait inexistants, et les raccordements à l’égout public parfois déficients.

Ailleurs, c’est la fosse septique ou le puits perdu qui sont bouchés ou colmatés, sans que l’on sache toujours où ils se trouvent, beaucoup de propriétaires négligeant, lors de la construction, de situer sur un plan précis leur emplacement. S’il en est de même pour le tracé des canalisations, c’est la bouteille à encre.

Tout cela ne simplifie pas l’analyse et cela conduit quelquefois à des surprises désagréables, et, partant, coûteuses. 

Par exemple :

M. X. achète un bien, ou plutôt une partie de bien, l’autre restant la propriété du vendeur. Il accepte une clause de servitude selon laquelle les égouts de la partie restant au vendeur transiteront par le bien qu’il acquiert pour se déverser dans une fosse septique située dans la parcelle achetée et se déversant dans un puits perdu. Pour accepter cette clause, il se fie à la parole du vendeur, d’ailleurs confirmée dans le compromis de vente puis dans l’acte notarié.

Or, travaux de rénovation en cours, l’on constate qu’il n’y a pas de fosse septique, mais seulement un puits perdu, lequel est évidemment entièrement colmaté !