Le métré

Le métré

La remise de prix devrait s’accompagner d’un bordereau quantitatif et estimatif. Ce bordereau donne, pour chaque poste, les quantités à mettre en œuvre (par ex. autant de m³ de béton, de gravier de fondation ou de maçonnerie mixte des façades, ou de m² de toiture ou de carrelage), à quoi correspondra un prix unitaire. C’est ainsi qu’est calculé le prix général et final de l’entreprise.

Ce document est évidemment important pour se rendre compte de la validité d’une offre et ensuite établir des décomptes en cas de modification en cours de chantier.

La mission de l’architecte inclut ce calcul des métrés de l’entreprise. C’est sur base de ce document que l’entrepreneur remettra le prix, bien entendu après l’avoir vérifié.

Mais, le plus souvent, le calcul est laissé « aux soins de l’entrepreneur ». Les entrepreneurs adjoignent également de moins en moins souvent ces métrés à leur remise de prix. Il est donc de plus en plus difficile de s’y retrouver dans les décomptes après travaux en cas de modification au projet initial.

Exemple : 

Une maison nouvelle sur un terrain difficile, en très forte pente. L’implantation de cette maison à mi-pente impose l’exécution d’une rampe d’accès, impliquant d’importants déblais et talutages. Les plans reprennent précisément ces travaux avec les côtes de niveau à établir et à respecter.

Le terrassier se présente en fin de chantier mais prétend qu’il n’a remis prix au promoteur que pour la mise en place des terres sur deux mètres autour de la maison, et que là se limite son intervention. Ce que, bien entendu, confirme le promoteur.

Ce travail figure aux plans. Il n’est pas stipulé au cahier des charges que ce travail n’est pas prévu au prix de base ! Enfin, le bâtiment est totalement inaccessible sans cette rampe d’accès, les raccordements eau et électricité irréalisables… alors que le promoteur a promis un « clé sur porte » !

Ainsi naît un litige qui n’aurait pas existé si le terrassier ou le promoteur avaient remis leur métré avec leur remise de prix.