Les difficultés pour obtenir un crédit

Les difficultés pour obtenir un crédit

Il devient de plus en plus difficile d’obtenir des prêts en Belgique sans garantie, voire impossible d’ailleurs ; pour les grandes banques, nous sommes malheureusement devenus des numéros.
Elles se basent de plus en plus sur un scoring de la situation et se limitent aux résultats fournis par celui-ci pour l’acceptation d’un crédit.
Il en découle que les bons clients ne sont plus récompensés.
D’ailleurs, vous le constatez dans la vie quotidienne, que ce soit pour votre ligne internet ou pour votre GSM.

Combien de fois avez-vous reçu une publicité alléchante pour des tarifs GSM et des promos, et quand vous appelez votre fournisseur pour bénéficier de cette offre généreuse, en général, on vous répond que vous n’y avez pas droit car cette offre est réservée aux nouveaux clients !

Merci aux grandes sociétés où les stratégies commerciales sont uniquement faites pour un profit à court terme et où aucune reconnaissance n’est faite pour les bons clients !

Il arrive que certaines personnes prennent le temps chaque année de casser tous leurs contrats et de changer systématiquement de fournisseurs, en mettant une fois les contrats à leur nom et, l’année suivante, au nom de leur compagne/compagnon, que ce soit pour les factures d’électricité, gsm, téléphone et internet ! Grâce à cette astuce, elles peuvent chaque fois profiter de la superpromo offerte et économisent plus de 30 % pour l’ensemble des factures. Bien sûr, ça prend beaucoup de temps. Il faut bien lire et négocier les différents contrats.
Mais cela peut vite faire beaucoup d’argent épargné !

Autre exemple : une femme, directrice d’une chaîne de magasins à Bruxelles, est fidèle à sa banque depuis quinze ans. Tous ses comptes courants, privé et société, sont réunis sous une seule et unique enseigne.
En 2010 et 2011, elle ouvre deux nouveaux points de vente, sur fonds propres, car elle n’aime pas les crédits inutiles. Naturellement, un stock de marchandises supplémentaires était nécessaire pour achalander les nouveaux magasins, stock aussi acheté avec ses fonds personnels.
Grosse erreur !
Il aurait été préférable de faire un crédit d’investissement et de garder des liquidités dans sa société.
Pourquoi ?
Aujourd’hui, la vente de la chaussure n’est pas facile et la crise financière aidant, cette femme doit fermer un des magasins et recentraliser sa marchandise sur les autres boutiques, aux environs de la Grand-Place de Bruxelles. Suite au nouveau piétonnier du centre de Bruxelles (merci Monsieur Mayeur), les ventes sont plus difficiles, mais les factures sont toujours là. Ayant un problème ponctuel de liquidités, elle demande une augmentation de son ‘crédit de caisse’ à son fidèle banquier.
Le bilan de sa société parle en sa faveur : un chiffre d’affaires d’environ 900 000 € ; un stock de marchandises de plus de 300 000 € ; une excellente comptabilité sans aucun crédit ni dette…

Suite à la demande de la banque, elle rentre un dossier complet et… patiente… patiente… Ses fournisseurs la pressent pour être payés… Elle n’a plus de liquidités… Elle n’en dort plus… Cela fait maintenant un mois…
Enfin, la réponse tombe : refus de la banque ! Motif : trop de stock ! Normal qu’il y ait un surstock puisqu’une boutique a fermé ses portes… Et, en plus, le supersystème informatique a détecté que, sur quinze ans, il y a eu six jours de découvert de moins de 1000 € !
Malgré l’intervention du directeur de l’agence, rien n’y a fait : le système informatique a dit non, alors c’est non.

TRUCS ET ASTUCES
Il lui a été recommandé de s’adresser auprès d’une autre banque, et une semaine après sa visite, la bonne nouvelle : sa demande d’ouverture de crédit est acceptée alors que cet organisme ne la connaissait ni d’Ève, ni d’Adam.
La femme s’est empressée de transférer tous ses comptes courants, épargnes, paiement ‘Bancontact Mastercard’ chez son nouveau banquier.
Cette histoire, c’est juste pour vous dire, que ce soit Fortis, ING, KBC, Belfius ou toute autre enseigne, que nous ne sommes plus que des numéros pour nos grandes banques ; nous devons rentrer dans leur standard, sans quoi merci d’aller voir ailleurs !
Et ceci, bien sûr, est également valable pour les prêts hypothécaires qu’elles proposent.
La majeure partie des banques limitent le montant de leurs prêts hypothécaires à 100 %, parfois à 80 % de la valeur du bien donné en garantie hypothécaire (prix d’achat). Les personnes ne disposant pas d’une économie suffisante sont condamnées à payer des loyers à fonds perdus, malgré que leurs revenus et leur stabilité d’emploi leur permettent le remboursement mensuel de la charge d’un prêt hypothécaire.
Mais ce n’est pas impossible grâce au prêt total ou au prêt à 125 %.

Pourquoi acheter en viager ?