Pourquoi un prêt hypothécaire ?

Pourquoi un prêt hypothécaire ?

Si 90 % des achats sont suivis d’un crédit hypothécaire, en réalité, dans 70 % des cas, on est tenu de faire un prêt hypothécaire, car on n’a pas le capital « cash » pour l’achat du bien.
Cela arrive aussi pour d’autres raisons. Même si vous disposez de capitaux pour l’achat d’un bien, pesez toujours le pour et le contre avant d’effectuer un paiement ‘comptant’ pour votre habitation et ce, quelle que soit la provenance de cet argent : suite à un héritage ou à des économies faites sur de longues années, ou pour toute autre raison.
Sachez que si vous investissez la totalité de vos fonds personnels dans l’achat d’un bien, en dehors du fait qu’un ‘immeuble’ c’est une valeur sûre, vous n’aurez qu’une seule  possibilité pour récupérer les liquidités injectées en ‘cash’ : vendre votre bien.

Imaginez : demain, un autre projet s’offre à vous, ou bien vous avez besoin de liquidités pour différentes raisons, par exemple : une nouvelle voiture, un mariage, etc. N’ayant plus d’argent liquide (investi dans votre achat), vous serez obligé de contracter des prêts personnels à des taux plus élevés ou un prêt hypothécaire sur gage (très difficile à obtenir) avec des taux beaucoup plus élevés que les taux classiques en crédit hypothécaire.
Pourquoi ? Parce que l’affectation d’un crédit hypothécaire, en Belgique, ne peut se faire que pour l’acquisition d’un bien ou la conservation de celui-ci. Ce qui, dans l’éventualité présente, n’est pas le cas. Il vaut mieux prévenir que guérir.

Comme on dit, ne mettez jamais tous vos œufs dans le même panier au risque que cela finisse en omelette !
De plus, si vous payez votre achat ‘rubis sur l’ongle’, vous perdez tous les avantages fiscaux liés à l’emprunt hypothécaire. Car ce que l’on peut déduire, dans le cadre d’une habitation propre et unique, ce sont les intérêts et l’amortissement du capital du crédit hypothécaire lié à celui-ci.
En résumé, c’est comme : pas de bras… pas de chocolat ; pas de crédit… pas d’avantage fiscal… Et na !
Et ça, c’est l’administration fiscale qui le dit !
Bien sûr, le but ici n’est pas de vous encourager à faire des crédits de façon anarchique, ni de  vous pousser au surendettement, mais à ce que vous vous interrogiez sur l’utilité bénéfique dudit crédit, dans votre cas.
Les taux sont tellement bas pour le crédit hypothécaire, actuellement, en Belgique, que je ne peux que vous conseiller d’en profiter.

Exemple :

On conseille à un client à d’investir tout son capital dans l’achat d’une nouvelle
maison, ce qu’il fait.
Il a vendu sa maison à un bon prix. Avec le prix de vente, il en a acheté une autre sans faire de crédit.
La vente de son ancienne maison fut de 300 000 € et l’achat de la nouvelle de 450 000 €. Il dispose d’économies suffisantes pour couvrir la différence et les frais de notaire. Il ne s’est pas posé de questions et a mis tout son argent dans cet achat.
Premier inconvénient : comme il n’a pas contracté un crédit hypothécaire pour sa nouvelle maison, il n’a droit à aucun avantage fiscal.
Monsieur est boulanger et travaille avec son fils.
Leur entreprise fonctionne bien. Une autre boulangerie, dans leur région, est mise en vente. Le papa décide d’investir et de l’acheter pour s’agrandir.
Deuxième inconvénient : pour l’achat de cette autre boulangerie
et dans le cadre d’un crédit d’investissement, les banques et organismes de crédits se limitent généralement à un financement de 80 % de la somme demandée.
Dommage, car sans argent liquide pour couvrir 20 % de l’investissement, les banques ont refusé de le suivre.
Alors que s’il avait fait un prêt pour sa maison, même un minimum, juste 100 000 €, il aurait pu : un, le déduire fiscalement durant les vingt prochaines années ; deux, il aurait gardé ‘des fonds’ et aujourd’hui, cela lui aurait été bien utile pour son projet d’investissement.

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