Votre avocat

Votre avocat

Bien que cette idée soit solidement ancrée dans les mentalités, ne croyez surtout pas que le rôle de l’avocat est de vous amener à aller systématiquement en justice. Son rôle premier est de tenter de concilier les parties, de trouver un arrangement suffisamment équitable pour qu’il soit acceptable par tous et, ainsi, éviter que l’on aboutisse au procès.

Donc, ne lui cachez rien, même ce qui ne vous est pas favorable.

Si vous avez, au cours du chantier, consigné par écrit les éléments les plus importants de celui-ci, vous lui présenterez un bon dossier. Sinon, bien entendu, il lui sera beaucoup plus difficile de vous défendre.

Cela voudra dire aussi que votre architecte n’aura pas rempli complètement sa mission, lui dont le rôle, entre autres, est de contrôler la bonne marche du chantier et d’en consigner, non seulement l’avancement, mais aussi la qualité et la conformité aux documents de base. Par contre, si votre architecte a réellement fait correctement son métier, il sera à même de vous défendre et d’éclairer votre avocat sur les aspects techniques du dossier. Votre dossier en sera donc ainsi d’autant plus solide.

Dans un premier temps, laissez votre avocat agir et prendre contact avec votre adversaire ou, mieux, avec l’avocat de celui-ci, mais n’oubliez pas que les décisions finales vous incombent.

Votre défenseur est aussi tenu, et c’est bien normal, à un devoir de discrétion. Sans avoir pour autant l’obligation de vous donner l’absolution, c’est un peu votre confesseur ! Donc, avant tout, votre avocat va essayer de trouver un compromis. Si possible, acceptez-le.

Un procès coûte tellement de temps et d’argent et, en outre, bloque l’usage des lieux pendant parfois une très, très longue période.

Mais votre avocat est votre conseiller juridique. Quelle que soit sa spécialité, il n’est pas particulièrement formé aux problèmes techniques, parfois si complexes, du bâtiment.

Si vos rapports avec votre architecte ne sont plus tout à fait ceux qu’ils devraient être, votre avocat va vous demander, avant la conciliation qu’il tente, ou après, si celle-ci a échoué, de faire appel à un expert pour établir un rapport d’expertise technique sur lequel il pourra fonder son action.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *