Votre courtier. Votre banquier

Votre courtier. Votre banquier

Le financement de votre projet est bien entendu essentiellement l’affaire de votre courtier d’assurance ou du patron de votre agence bancaire.

Il n’y a pas grand chose à dire, sinon de faire coïncider assez précisément la libération des tranches de votre prêt avec les échéances de votre contrat d’entreprise.

Veillez aussi à ne pas calculer trop juste le montant de l’emprunt ; laissez un peu de place à l’imprévu, au coup de foudre qui vous guette, que ce soit à Batibouw ou dans les salles d’exposition, de cuisinistes ou vendeurs de salles de bains.

Par exemple : Madame X est propriétaire d’un immeuble ancien, situé en ville et fort délabré. Elle décide de le revalider en plusieurs appartements dont elle espère retirer des loyers qui justifieront les dépenses engagées. Elle introduit une demande de bâtir, laquelle traîne en longueur, pour une série de raisons administratives.

Soucieuse de ne pas aggraver la détérioration de son bien, elle décide de refaire à neuf la toiture, travaux pour lesquels l’autorisation d’urbanisme n’est pas requise car il n’y a aucune modification de volume, et les matériaux utilisés seront de même nature que les anciens.

Elle s’adresse à un courtier qui lui propose un crédit hypothécaire pour l’ensemble du coût des travaux, toiture et aménagement des appartements. Ce courtier lui propose de gérer lui-même la libération des fonds, ce qu’elle a la faiblesse d’accepter.

La toiture terminée, Madame X se rend compte qu’il a été prélevé beaucoup plus que nécessaire pour couvrir le coût de la toiture seule, et que ce qui reste ne suffira pas, et de très loin, pour les autres travaux.

Conclusions : courtier condamné, mais chantier arrêté pendant quelques années, et remboursement du prêt toujours en cours, et marge financière trop courte pour un nouveau prêt permettant la poursuite des travaux.